Is writing/speaking a foreign language early a bad idea?
This post is about choosing when to start producing output in the language you're learning.
Today’s post is a bit different. For once, I wanted to talk about learning languages rather than publish French comprehensible input (however, a natural French version is available for learners after this one).
I’ve been learning Japanese for a very long time. As a native French speaker, Japanese is a very challenging language compared to the ones I learned in the past. It’s also the first one I chose to learn on my own and not in a classroom.
I started learning the usual way: studying vocabulary and grammar (and the new writing system), going through textbooks, like I did in schools as a student.
And I lost my motivated along the way because I reached a plateau were my brain couldn’t take more theory, I was forgetting the basic, I had to repeat over and over again, and my ADHD was bored of it.
I kind of stopped learning for a certain period, until I learned about “comprehensible input”.
(If you’re interested in more details about how I learn a language on my own, I dedicated several posts on my website to it: what I tried, what worked or not, new things I’m trying… see link below (1))
Enters: Comprehensible Input theories
Those theories were fascinating and really got me pumped. The linguist Stephen Krashen shared a whole set of “rules” to learn languages in a new way, using comprehensible input in place of classic learning behaviors like studying theory, grammar and vocabulary by heart.
His theory is that you can, and should, acquire a language only by consuming it passively (listening, then reading), and at all cost avoid producing output (writing or speaking) until you had enough exposition to the language.
This is a very short summary and my own understanding, but there are tons of books, videos and podcasts on those theories if you’d like to get first hand information on the topic.
I couldn’t test this theory from scratch, since I had been learning Japanese for some years and already studying rules, and spoke a bit during my trip in Japan for example, but I really liked the idea of switching from textbooks to consuming content that I actually enjoy. So, now, I’m mostly learning Japanese by reading native Japanese books, listening to podcasts, watching videos, movies or shows, and so on.
But I still try to produce output regularly. I love reading and listening to podcasts, but sometimes even these practices get me bored, so I try different things.
Recently, it really hit me while I was trying to journal in Japanese: I really understood why some of those theories insist on not producing content yourself before you had enough exposure.
If you start producing too early, you’ll only rely on your mother tongue
Krashen’s theories include the fact that people who learn a second language and must produce output (written or oral) early on will heavily rely on their mother tongue’s structure to do so. The problem is that our brain will form habits based on those wrong structures, save them in our memory, and from there it’ll be more difficult to adopt the real, authentic, natural language structure.
It really struck me when I was trying to journal on a simple topic in Japanese, and I try to translate something like “my go-to something” or “my signature something”, which, according to my dictionary, doesn’t literally translate into Japanese. There is probably some expression conveying a similar meaning, but it’s likely impossible to translate while I’m still thinking in an intermediary language.
So, here’s my motivation to consume even more original Japanese content in order to be able, when the time is right, to speak and write naturally.
(1) Learning a language on my own: my full journey Read in French - Read in English
NATURAL FRENCH VERSION OF THE POST BELOW!
French version
Est-ce que parler ou écrire une langue étrangère tôt est une mauvaise idée ?
Cet article traite du moment opportun pour commencer à s’exprimer (produire du contenu) dans la langue que tu apprends.
L’article d’aujourd’hui est un peu différent. Pour une fois, je voulais parler d’apprentissage des langues plutôt que de publier une histoire en français compréhensible (cependant, une version en français naturel est disponible après celle-ci [référence à l’article ci-dessus en anglais] pour les personnes qui apprennent le français).
J’étudie le japonais depuis un bon moment. En tant que francophone, la langue japonaise est un vrai défi en comparaison des langues que j’ai apprises dans le passé. C’est aussi la première que j’ai choisi d’apprendre par moi-même et non grâce à des cours.
J’ai commencé à apprendre de manière classique : en étudiant du vocabulaire et de la grammaire (et le nouvel “alphabet”), en utilisant des manuels, comme quand j’étais étudiante.
Et j’ai perdu ma motivation en cours de route parce que j’ai atteint un plateau où mon cerveau ne pouvait plus retenir plus de théorie, où j’oubliais les bases, où je devais répéter encore et encore, et mon TDAH s’ennuyait de cette situation.
J’ai presque arrêté d’apprendre pendant un certain temps, jusqu’à ce que je découvre le principe de “comprehensible input” (contenu compréhensible).
(Si tu veux en savoir plus sur ma manière d’apprendre une langue seule, ce que j’ai testé, ce qui a marché ou pas, les nouvelles techniques que je teste, j’ai écrit plusieurs articles à ce sujet sur mon site et les liens se trouvent plus bas (1))
Entrent alors : les théories sur le Comprehensible Input
Ces théories étaient fascinantes et m’ont vraiment redonné de la motivation. Le linguiste Stephen Krashen a partagé tout un tas de “règles” pour apprendre les langues d’une nouvelle façon, en utilisant du contenu compréhensible au lieu des comportements classiques comme étudier de la théorie, de la grammaire et du vocabulaire par cœur.
Sa théorie est que tu peux, et devrais, acquérir une langue seulement en la consommant d’abord passivement (en écoutant, puis en lisant), et que tu devrais éviter à tout prix de produire du contenu (écrire ou parler) tant que tu n’as pas été suffisamment exposé / exposée à la langue.
C’est un résumé très court et ça reflète ma propre compréhension de la théorie, mais il y a des tonnes de livres, vidéos et podcasts sur le sujet si tu veux en apprendre plus sur le sujet avec du contenu original.
Je n’ai pas vraiment pu tester cette théorie de zéro, puisque j’avais déjà commencé à étudier le japonais quelques années plus tôt, et que je l’avais déjà parlé un peu pendant mon voyage au Japon, mais j’aimais beaucoup l’idée de remplacer mes manuels par de la consommation de contenu qui m’intéresse vraiment. Du coup, maintenant, j’étudie principalement le japonais en lisant des livres originaux en japonais, en écoutant des podcasts, en regardant des vidéos, films ou séries, etc.
Mais j’essaie encore régulièrement de m’exprimer dans la langue. J’adore lire et écouter des podcasts, mais parfois, même ces pratiques m’ennuient, donc j’essaie de nouvelles choses.
Récemment, ça m’a vraiment frappée alors que j’essayais d’écrire mon journal en japonais : j’ai vraiment compris pourquoi certaines de ces théories insistent sur le fait qu’il ne faut pas produire de contenu soi-même avant d’avoir été assez exposé / exposée à la langue.
Si tu commences à produire trop tôt, tu ne vas faire que t’appuyer sur ta langue maternelle
Parmi les théories de Krashen, on retrouve l’idée que les gens qui apprennent une deuxième langue et doivent produire du contenu (écrit ou oral) tôt s’appuieront fortement sur la structure de leur langue maternelle pour le faire. Le problème, c’est que notre cerveau va former des habitudes basées sur ces mauvaises structures, les enregistrer dans notre mémoire, et partant de là il sera plus difficile d’adopter la vraie structure, authentique et naturelle, de la langue.
Ça m’a vraiment frappée quand j’ai essayé d’écrire sur un sujet très simple en japonais, and que j’ai essayé de traduire mon idée originale, “mon quelque chose fétiche” ou “mon quelque chose signature”, qui, d’après mon dictionnaire, n’est pas traduisible telle quelle en japonais. Il y a probablement une manière d’exprimer cette idée, mais c’est impossible à traduire en partant des pensées que j’ai formées dans ma langue intermédiaire.
Donc, voilà ma motivation pour continuer à consommer du contenu original en japonais afin d’être capable, quand le temps sera venu, de parler et d’écrire de manière naturelle.
(1) Apprendre une langue par moi-même : mon parcours complet Lire en français - Lire en anglais
Learning French? Check my authentic, modern, natural French stories to practice reading and discover new words and expressions you won’t find in textbooks!



